Pourquoi les femmes sont-elles encore minoritaires dans les sports de nature ?
Une publication du CREPS Auvergne-Rhône-Alpes met en lumière les mécanismes culturels qui freinent l’accès des femmes à l’outdoor.
Les sports de nature sont en pleine croissance pourtant derrière cette dynamique, une réalité persiste : les femmes restent largement sous-représentées dans de nombreuses disciplines de plein air.
Les femmes ne représentent encore qu’environ 38 à 39 % des licences sportives délivrées entre 2017 et 2022, avec des écarts particulièrement marqués dans les sports historiquement masculins comme les disciplines de montagne ou certains sports d’action.
Les inégalités touchent également la progression, la reconnaissance et l’accès aux rôles de leadership.
La légitimité sportive reste fortement associée à des normes historiques valorisant la performance, la maîtrise technique et la prise de risque, des attributs culturellement construits comme masculins.
Les infrastructures de nombreux sites outdoor ont été conçues à partir d’usages majoritairement masculins : absence de toilettes, d’espaces de change ou de dispositifs facilitant la présence de familles.
Ces éléments, souvent invisibles dans les politiques sportives, peuvent constituer des obstacles concrets pour certaines pratiquantes.
“Genre et sport de nature : vers une culture plus inclusive” . CREPS Auvergne-Rhône-Alpes. 2025
