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Quelle vision, quelles perspectives, quel avenir le président de la Fédération voit-t-il pour le rando challenge ? Ce dernier répond sans filtre à nos questions.

Publié le 26 juin 2026

Président, vous étiez récemment à Malmort du Comtat (84) où vous avez participé activement à la fête nationale du rando challenge, pouvez-vous nous donner vos impressions sur votre week-end ?

Ce fut une manifestation comme je les aime : belle organisation, ambiance chaleureuse, parcours magnifiques et surtout des bénévoles toujours disponibles et souriants.

Néanmoins la forte chaleur doit nous interroger sur notre adaptation au changement climatique. Il ne s'agit pas de se dire que c'est un épisode passager et que nous pouvons bien attendre. ll est nécessaire d'agir dès maintenant et je suis satisfait que la commission développement durable se soit saisie de ce dossier.

Pour la seconde année consécutive, vous avez constitué une équipe d'élus fédéraux à vos côtés pour concourir aux épreuves du rando challenge découverte, en quoi cela vous tenait il à cœur ?

Notre présence répondait à 3 objectifs :

- Témoigner aux organisateurs notre reconnaissance à eux en particulier mais aussi à tous ceux qui chaque week-end organisent ce type d'évenement comme la semaine précédente le Championnat de France de longe côte et qui par leur engagement font rayonner notre fédération. Qu'ils en soient ici remerciés.

- Etre en phase avec les objectifs fédéraux en matière de rencontres sportives et de développement des pratiques. En 2026, trois disciplines focalisent notre attention. Bien sûr le longe côte, mais également le fast hiking, dont je crois personnellement qu'il a un bel avenir devant lui, et ce rando challenge avec toutes les réflexions à mener en faveur de son développement

- Enfin, se faire plaisir. Se retrouver entre administrateurs au sein d'une équipe, entre amis, ça fait du bien ! A la fois pour la cohésion et pour décompresser autour d'un challenge collectif.

Comment expliquez-vous la participation légèrement déficitaire par rapport à la 1ere édition qui s'était déroulée dans le Tarn en 2025 ? Et par quels biais la discipline pourrait évoluer selon vous pour attirer davantage de publics notamment non licenciés, afin de "booster" un tel événement à l'avenir ?

C'est vrai que le Rando Challenge connait un déficit de notoriété et dès lors que nous en faisons une priorité, il nous appartient d'en trouver les causes et y remédier. Il ne s'agit pas de remettre en question les fondamentaux de la pratique, mais très certainement de revisiter les règlements pour plus de lisibilité et surtout stabiliser leurs écritures, autrement nous risquons de perdre ceux chargés de les appliquer.
Ensuite, il faut élargir les publics cibles. Fidéliser les équipes sur l'épreuve performance et s'adresser à des publics plus jeunes. C'est l'occasion de faire des propositions à L'Education Nationale car la discipline, au-delà de l'activité physique, peut-être l'occasion de pédagogie au travers de questions adaptées. Par ailleurs, comme nous avons pu le constater à Malmort de Comtat, les comités régionaux doivent être en soutien des comités et clubs organisateurs.

Quoiqu'il en soit, notre Commission Nationale des Rencontres Sportives va s'emparer du sujet. Cette pratique le mérite tellement !

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