Besoin pressant en randonnée : les bons réflexes pour ne pas laisser de traces
Même les besoins les plus naturels peuvent laisser une trace sur l’environnement. Laissés en surface, les excréments humains peuvent mettre plusieurs mois à se dégrader et contenir des bactéries ou parasites susceptibles d’être entraînés par la pluie vers les cours d’eau. En plus de la biodiversité qui est impactée, les randonneurs en itinérance souhaitant se désaltérer dans un cours d’eau peuvent être confrontés à des problèmes de contamination. Et trop souvent, ils s’accompagnent de papiers ou lingettes abandonnés.
Pour mesurer l’effet cumulé, nous avons fait le calcul : sur un sentier de 20 km fréquenté en moyenne par 20 personnes par jour, les dépôts pourraient représenter entre 720 kg et 1,4 tonne d’excréments et environ 3 650 litres d’urine par an. Une estimation qui rappelle qu’à l’échelle d’un itinéraire, chaque geste compte. Mais la plus grande concentration se trouve au niveau des parking de départ en randonnée.
Le bon réflexe ? Utiliser les toilettes lorsqu’elles existent. Sinon, s’éloigner du sentier et des points d’eau, creuser dans un sol meuble un trou d’environ 15 à 20 cm, y déposer ses excréments puis reboucher soigneusement. L’enfouissement favorise leur décomposition au contact des organismes présents dans le sol et limite leur dispersion. Le papier, lui, repart avec vous dans une pochette fermée : ni abandonné, ni brûlé.
Lorsque le terrain ne permet pas de creuser, il est aussi possible de tout remporter avec soi, dans un sac adapté et bien fermé. Cette solution évite toute pollution et permet de ne laisser aucune trace de son passage.
De la campagne suisse #PoseTaPêche aux recommandations de nombreux espaces naturels protégés, le message est le même : ne laisser aucune trace concerne aussi nos besoins naturels.
Animateurs, parlons-en simplement avec nos groupes : c’est aussi ainsi que se transmettent les bons réflexes.
Pour aller plus loin, lisez « Osons parler pipi-caca sur les sentiers ! »