S'orienter

Savoir s’orienter

Se situer, suivre une direction, constituent des gages d’autonomie et de sécurité en randonnée. Selon le contexte, le matériel dont vous disposez et vos compétences, différentes méthodes sont possibles.

L'essentiel sur les instruments d'orientation

Les instruments d’orientation sont les soutiens essentiels du randonneur dans la réalisation de l’itinéraire. Les GPS  sont de plus en plus perfectionnés mais rien ne remplace la maitrise de la boussole et de la carte. 

La boussole

Il semble assez inutile de décrire son principe de fonctionnement. A la boussole ronde que tout le monde connait peut se substituer une boussole sur boitier transparent qui indiquent d'autres points de repères. Pour déterminer le nord :

  • Tourner le cadran gradué de façon à ce que la lettre N (0 ° ou 360 °) soit alignée sur la ligne de visée.
  • Poser la boussole sur la main horizontalement.
  • Tourner sur soi-même jusqu’au moment où la partie colorée de l’aiguille aimantée se trouve sur le N. La ligne de visée est alors orientée vers le nord magnétique.
  • Repérer matériellement le nord dans le paysage en visant un point remarquable éloigné (clocher, sommet etc.).

Rester attentif aux perturbations magnétiques.  Lorsqu’on manie une boussole, il est essentiel de l’éloigner de tout objet ferreux (couteau, clés, jumelles, capot de voiture, etc.) et de ne pas être situé près d’une ligne à haute tension.
 

L’altimètre

Un altimètre ne permet pas de s’orienter, mais de déterminer exactement à quelle altitude on se trouve. La pression de l’air diminuant avec l’altitude, l’instrument mesure avec précision les variations de pression atmosphérique, exactement comme le ferait un baromètre.

Exprimée en mètres, l’altitude se lit à l’aide d’une aiguille sur un anneau gradué, ou sur un écran pour un altimètre électronique. Lorsqu’on utilise un altimètre, il faut se rappeler que la pression atmosphérique varie non seulement avec l’altitude, mais aussi selon les conditions météorologiques…. Pour diminuer ce facteur d’écart, il est important de régler fréquemment l’altimètre, à chaque fois que vous passez à proximité d’un point déterminé dont l’altitude est connue : refuge, sommet, croisement. La marge d’erreur en sera plus faible.

Moyennant cette précaution, qui devient vite un réflexe, l’altimètre apporte des informations plus qu’utiles, à la fois sur le positionnement et sur l’évolution des conditions météorologiques.
 

Le GPS

Le système GPS (Global Positionning System) est un système de radiolocalisation par satellite. Fonctionnant de façon continue et en n’importe quel point du globe, il indique à l’utilisateur les trois coordonnées de sa position : latitude, longitude et altitude. Les coordonnées sont exprimées par le récepteur GPS en coordonnées géographiques ou en mesures kilométriques. Le randonneur devra reporter ces données sur une carte 1/25 000 ou 1/50 000.

L’utilisation du GPS permet au randonneur de connaître les coordonnées de sa position, de suivre un itinéraire et de s’orienter. Il peut fournir aussi des informations précises sur le déroulement du déplacement : vitesse de marche, vitesse moyenne, écart de route, distances parcourues ou restant à parcourir, dénivelé, etc. Certains GPS font office de boussole et/ou d’altimètre. Le fonctionnement du GPS reste soumis à des aléas ponctuels et accidentels, tels qu’un brouillage de l’environnement radio-électrique ou les conditions météorologiques.

La configuration du terrain peut également rendre son usage impossible :le long d’une paroi rocheuse, au fond d’un canyon, ou dans une forêt dense type Guyane. Il faut aussi prendre en compte la relative fragilité de cet appareil et la possibilité de le voir s'arrêter faute de batterie. La maîtrise du GPS, notamment pour se diriger, nécessite un réel apprentissage, plus ou moins rapide selon la familiarité que l’on possède déjà avec les techniques d’orientation et l’usage des nouvelles technologies. Le GPS ne remplace pas les techniques d'orientation traditionnelles nécessaires à la randonnée.


S'orienter et se situer

Les instruments de navigations les plus performants sont inutiles sans carte. Le duo boussole/carte reste synonyme de sécurité.
 

Bien orienter sa carte : Sur le terrain, lorsqu’on a une carte en main, le premier réflexe à avoir est de savoir l’orienter conformément au terrain, avec ou sans boussole.
 

  • Sans boussole : Repérer un point aisément identifiable et signalé sur la carte (un phare, un village, un sommet), si possible un peu lointain. Positionner alors la carte de façon à aligner le point de repère représenté sur la carte avec le point de repère réel sur le terrain. Pour faciliter la visée, vous pouvez vous aider d’un crayon, d’un petit bâton, ou de votre main placée à la verticale. La carte est orientée. Si un deuxième point de repère est visible, affiner l’orientation de la carte en vérifiant que la carte est correctement alignée sur le second repère identifié. Cette simple vérification peut éviter des erreurs grossières, si l’on s’est trompé dans l’identification du premier point de repère.
     
  • Avec une boussole : Faire coïncider le nord de la carte avec le nord indiqué par la boussole. Pour ce faire, placer la boussole à plat sur la carte, strictement axée sur un méridien ou sur le bord de la carte. Le nord et le sud du cadran, correspondant aux graduations 0 ° et 180 °, doivent être positionnés sur l’axe du méridien. Faites ensuite tourner doucement l’ensemble carte + boussole, pour amener au nord l’aiguille aimantée, exactement sur le point 0 ° du cadran. La carte est orientée.

Se situer sur le terrain :

  • Avec le soleil ou les étoiles : On peut à peu près s'orienter avec les astres. Le soleil se lève à l’est, plutôt au nord-est en été ; il se couche à l’ouest, plutôt au nord-ouest en été. Dans l’hémisphère nord, le soleil est toujours plein sud à 12 h solaire, donc à 13 h en heure d’hiver, et à 14 h en heure d’été, pour la France. La nuit venue et par temps clair, il est facile de repérer les points cardinaux grâce à l’étoile polaire, toujours positionnée plein nord. Si l’étoile polaire n’est pas particulièrement brillante, elle est repérable grâce au duo grande ourse-petite ourse.
     
  • Sans boussole : Une fois la carte orientée, repérer dans le paysage deux points bien identifiables, et représentés sur la carte. Tracer alors, virtuellement ou au crayon à papier, une ligne entre soi et le premier point, puis une seconde ligne, toujours entre soi et le second point de repère. Sur la carte, on est alors situé au croisement des deux lignes. Ce principe de base est utilisé en topographie sous le nom de relèvement. On peut confirmer sa localisation à l’aide d’un troisième point de repère. Si l’on est sur une crête, un chemin ou un sentier bien identifié, un seul point de repère doit suffire à vous situer : en traçant le croisement entre le chemin et la ligne tracée. Les topographes appellent cela un recoupement.
     
  • Grâce à la boussole : Viser, la boussole à la main, un point de repère reconnaissable de façon certaine (un château d’eau par exemple): le point A, et tourner le cadran de manière à ramener la flèche NM (en forme de toit de maison) sous l’aiguille aimantée. Repérer sur la carte le point visé sur le terrain (A), et y placer le coin de la boussole, côté flèche de direction, et tourner celle-ci autour de ce point jusqu’à faire correspondre la flèche NM avec le haut de la carte. Tracer une ligne le long de la boussole. Recommencer cette opération (visée et report sur la carte) avec un autre point identifiable B, ou mieux, deux autres points B et C. Il est rare que les trois lignes se croisent exactement au même point. Les trois lignes définissent plutôt un triangle, où l’on se situe.
     

Suivre la bonne direction

Savoir où l'on est est une chose, savoir où l’on va en est une autre. Certains reflexes simples permettent de cheminer dans la bonne direction.

  • Sur terrain balisé : Même sur un itinéraire balisé, il est toujours préférable de garder la carte et le guide à portée immédiate de la main, pour comparer en permanence la carte au terrain. Au fur et à mesure du cheminement, le marcheur doit pouvoir lire l’avancement de la randonnée sur la carte, en vérifiant qu’il rencontre bien les différents points de repères mentionnés ou les indications décrites dans le texte d’accompagnement. Ces coups d’oeil sur la carte ou sur un descriptif d’itinéraire sont aussi l’occasion d’anticiper la suite, en mémorisant la configuration des prochains moments de la randonnée. L’anticipation est le meilleur moyen d’éviter de s’égarer. Cette vérification permet de mieux interpréter un éventuel changement du paysage non décrit surla carte : si le sentier dessiné est en réalité une petite route, cela ne signifie pas obligatoirement une erreur d’itinéraire, mais peut-être le fait qu’il a été goudronné récemment.
     
  • Sur terrain non balisé : Pour marcher sur un itinéraire non balisé, ou improviser un repli par rapport à l’itinéraire prévu, (raccourci, erreur d’itinéraire…), les principes de lecture de carte sont les mêmes. Vous devez simplement confronter avec encore plus d’attention les détails du paysage avec la carte.
     
  • En conditions difficiles grâce à la boussole : La carte topographique connaît aussi des limites. Dans certains cas (absence de repères caractéristiques sur le terrain, brouillard persistant), elle devient inefficace. Il n’y a plus qu’une seule ressource : se diriger à l’aide des instruments. En s’aidant de la boussole, on parvient à marcher à l’azimut. Sans visiblité précise, on peut aussi s’aider éventuellement de l’altimètre et du GPS. Savoir utiliser les instruments d’orientation est un gage d’autonomie et de sécurité. 
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