Le point sur la rage

Le point sur la rage

La rage, d'abord qu'est ce que c'est ?

Cest une maladie virale, grave, très grave même, puisque toujours mortelle en l’absence de traitement. Elle tue chaque année 50 000 personnes de par le monde, infectées par un animal enragé. On peut raisonnablement atténuer la portée de ces chiffres, en constatant qu’il n’y a pas eu de cas de rage humaine acquise en France depuis 1924.

Les seuls cas de rage qui ont été soignés sur le territoire national étaient des individus qui avaient été infectés à l’étranger, enfin que la rage a été complètement éradiquée chez les animaux vivants en France, tels nos animaux de compagnie, ainsi que les renards qui représentaient un danger potentiel pour l’homme, grâce à la vaccination. Et ce depuis 2001.

Ainsi, s’il ne faut pas se laisser gagner par une peur panique lors de la rencontre inévitable avec des animaux en liberté, il faut se garder d’une trop grande insouciance pour ne pas dire inconscience. En effet, si à ce jour la situation semble être maîtrisée, nous savons très bien que nombre d’animaux franchissent de manière illégale nos frontières, que parmi eux peut se trouver un animal non vacciné, porteur du virus de la rage ; Ce dernier pourra alors contaminer d’autres animaux qui deviendront à leur tour des dangers pour l’homme. C’est une maladie virale, le virus se trouve dans la salive de l’animal, à la fin de sa maladie.

La rage se transmet à l’homme par morsure, griffure ou léchage de plaie ou de muqueuse par un animal infecté. Il n’y a pas de contagion inter humaine. Après une période d’incubation, silencieuse, de quelques jours à quelques mois après la contamination, apparaissent les premiers signes : ce sont des troubles neurologiques parmi lesquels on retrouve souvent des difficultés à avaler, des troubles psychiques, un dégoût de l’eau. Peu de temps après, l’individu sombrera dans le coma avant de décéder. Il est essentiel de savoir que dès l’apparition des premiers signes, l’évolution fatale est inéluctable, même si un traitement efficace est institué. Il est donc urgent de ne pas attendre pour agir.

 

Quelle est la conduite à tenir ?

En présence d’un animal non identifié, il est préférable d’éviter le contact, de le repousser même, s’il se fait trop insistant à l’aide d’un bâton par exemple.

  1. Lorsque l’on a pu observer chez un animal, même familier, un comportement agressif, qu’il a cherché à mordre, sans raison : Il faut le plus vite possible essayer de savoir d’où vient l’animal, et avertir la gendarmerie.
     
  2. Lorsque l’on a été mordu, griffé, lorsqu’une plaie a été léchée, ou seulement si l’on a eu un contact avec un animal dont le comportement nous a paru suspect :
  • Essayer de retrouver l’origine de l’animal, avertir de toute façon la gendarmerie
  • Laver soigneusement à l’eau et au savon toute plaie souillée, morsure ou griffure, avant d’appliquer une solution antiseptique,
  • Consulter au plus vite le médecin ou le centre anti rabique* le plus proche, qui vous donnerons la marche à suivre, en fonction des renseignements que vous pourrez communiquer et de l’état de l’animal, s’il est retrouvé.

S’il s’agit d’un animal agressif qui n’a pas été retrouvé, la vaccination sera probablement prescrite, associée ou non à des injections de sérum spécifique.

Ces quelques règles simples doivent être respectées, et permettront d’éviter de courir le risque, même très faible, de contracter cette maladie si redoutable...


Pour en savoir plus :

 


Commission médicale de la FFRandonnée.
medical@ffrandonnee.fr

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